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L'HISTOIRE DE LA CULTURE
SOLIDAIRE

Nous avons la chance de cultiver des patates douces au bord du lac de Schiffenen depuis plus de 7 ans. C'est une culture que nous pratiquons de manière très manuelle. La plantation se fait à la main, chaque planton est déposé un à un dans la terre. Le désherbage est également effectué à la main. En moyenne, en équipe de deux personnes, nous avons besoin de 298 heures pour désherber un hectare. Cette activité est notre occupation principale durant l'été, mais entre nous, c'est bien plus que cela. C'est l’opportunité idéale pour discuter, partager et refaire le monde avec mon mari. Toutefois, depuis que je suis devenue maman, il est vrai que ce type d'activité, où l'accès à la poussette est difficile, suscite parfois un léger pincement au cœur.

La récolte est également réalisée à la main. Le principe est simple : nous ouvrons les buttes, ramassons les tubercules à la main et les déposons dans des sacs, que nous vidons ensuite dans des palox. En théorie, cela peut sembler facile, mais en pratique, c'est un travail physique. Il nous faut environ 4 à 5 jours avec 15 personnes pour récolter un hectare, et bien sûr, il n'est pas toujours facile de trouver autant de monde pour ce type de travail. Après la récolte vient le triage, qui se fait également à la main. Nous sélectionnons et classons les tubercules en trois catégories.

Jusqu'à mars de cette année, le lavage se faisait également à la main. En famille, nous nous retrouvions, principalement le soir et le week-end, pour nettoyer chaque tubercule avec une brosse et de l'eau. Encore la semaine passée, notre apprentie Lyne partageait son étonnement quant à la quantité de travail que cela représentait. En rigolant, je me dis toujours que quand nous serons vieux, mon mari et moi aurons de belles histoires à raconter aux générations suivantes !

Sur le plan agronomique, la culture des patates douces est passionnante. Nous en apprenons chaque année davantage. Quant à l’irrigation, nous avons mis en place un système d'irrigation goutte à goutte, bien que certaines années, la culture ne demande pas d’irrigation, ce système est très respectueux.

 

Cette année, nos patates douces ont particulièrement bien profité, de la vue sur le lac, et d'une météo favorable, ce qui a donné des tubercules dodus. Trop beaux pour être classés en deuxième choix, mais trop lourds pour entrer dans la catégorie premier choix, nous avons donc décidé de les inclure dans notre projet de culture solidaire. Un projet que nous menons depuis plusieurs années. Son objectif est de croître non seulement écologiquement, mais aussi collectivement, en promouvant la solidarité. Nous avons commencé il y a plusieurs années, et en écrivant ces quelques lignes, je réalise à quel point le temps passe vite, à adhérer activement à plusieurs projets tels que la carte culture de Caritas, suspend'us, etc., Puis de façon naturelle, si j’ose dire, nous avons décidé de créer notre propre projet et de le tenir en tant qu'artisans de la terre et jeunes parents. Un projet où chaque action compte, alors si vous souhaitez y contribuer de quelque manière que ce soit, vous êtes les bienvenus !

Aujourd'hui, notre petite exploitation est en reconversion bio. En plus des patates douces, nous cultivons des lentilles beluga, du sarrasin que je transforme en partie en farine, et des pommes de terre. Vous avez peut-être remarqué que ce sont des cultures naturellement sans gluten. Ma maman et moi-même sommes intolérantes au gluten, c'est pourquoi le choix de nos cultures tient compte à la fois de l'environnement de notre ferme et du régime alimentaire de toute la famille.

 

Finalement, qu'y a-t-il de plus beau que de s'engager dans une alimentation saine et éthique tout en promouvant la solidarité et la durabilité ?!

Mille mercis pour votre soutien.

Anaïs et famille

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